De la difficulté de continuer une histoire

Le froid.
Le froid est vicieux. Il se faufile, s’insinue entre les couches protectrices des vêtements pour venir mordre la chair. Une fois que ses dents ont percé la peau, il est difficile de l’empêcher de se répandre sur et dans le corps. Si l’on y prend pas garde, il ronge petit à petit les membres, jusqu’aux os. Comme un venin, il anesthésie sa victime petit à petit, tout en continuant allègrement sa tâche. Lorsqu’il a atteint le cœur, il n’y a plus rien à faire. On s’endort, sans même s’en rendre compte. Et c’est la fin.  Lire la suite