L’histoire de la Vie, cycle éternel – Épisode Un

Quoi de mieux pour vous donner envie de suivre mon blog que de vous faire le récit épisodique sanglant et douloureux de l’expulsion d’un être vivant de 51cm de long et 3kg300 au travers de mon vagin ? Surtout que mes premiers lecteurs seront probablement mes abonnés Twitter, intéressés par le jeu vidéo et l’animation japonaise. Totalement le public approprié pour discuter de mon périnée.

Mon accouchement, c’était une chose à laquelle je n’étais pas préparée du tout. A cause d’un souci d’homonyme parfait à la Sécu, j’ai eu un souci administratif massif et je n’étais pas assurée sociale pendant ma grossesse. Du coup, ces neufs mois ont été une bataille monstrueuse et je suis arrivée à la maternité totalement paniquée, comptant les zéros sur la facture.
Mais j’y reviens un peu plus tard.

C’est parti pour l’ancêtre des threads à GIFs, un article avec des images !


Comme expliqué plus haut, je n’ai pas pu me préparer. Du coup, j’étais dans le déni le plus total. Les plus couche-tard d’entre vous auront peut-être vu passer mes tweets à ce sujet d’ailleurs. C’était le 11 août très, très tôt le matin (ne vous fiez pas à l’heure sur les screenshots qui vont suivre, étrangement ce n’est pas la bonne) et exactement 14 jours avant la date prévue de mon accouchement.

Mes contractions ont commencé vers 3 heures du matin. S’en sont suivies trois heures de déni le plus complet.

Mon dernier éclair de lucidité ce jour là.
Clair, net, précis.
Et durant ces trois heures, je vais traîner sur Twitter. Je vais m’énerver sur des tweets de mascus, avoir des « Yeaaah gurl » sur des tweets de copine féministe, mater honteusement des dessins coquins japonais qui passent sur ma TL (merci Mereck et Lau, bisou), ignorer mon bébé qui toque sur mon col de l’utérus…

Faut me comprendre : pas préparée, pas assurée sociale, ça pouvait pas être vrai. Cacahuète allait gentiment attendre que je résolve mes problèmes administratifs !

Et il ronfle.
Pendant ce temps, le fiancé dort à côté de moi.
Du coup j’ai tranquillement prouvé au monde entier que je n’ai aucun instinct et qu’en cas d’apocalypse zombie je mourrais très vite.
Après, bon, à ce moment là, j’ai non seulement pas vue de sage femme mais mon rendez-vous avec l’anesthésiste est prévu pour le 18. Je vais pas accoucher sans préparation NI péridurale.

Spoiler : j'ai perdu
Là, je tente de négocier avec mon subconscient pour que ce soit pas le vrai travail.
Par conséquent, j’ai décidé de prendre tout ça de la façon la plus mature possible : en faisant du scoring.
J’ai donc commencé à essayer de monitorer les vagues de douleur. Mais dans le brouillard de fatigue, j’ai eu du mal. Pendant une minute, alors que l’aurore pointait le bout de ses rayons, j’ai fixé, l’œil vide, mon écran d’iPhone et je me suis dit « Il doit y avoir une application pour ça ».

Merci société capitaliste !
Il y avait une application pour ça.
Là, vous avez la vraie heure. C’est un screen que j’ai pris juste avant que le fiancé ne se réveille et me demande pourquoi je ne dormais pas. Quand je lui ai expliqué, il a pris l’air le plus dubitatif que je ne lui ai jamais vu.

Il m’a donc forcée à contacter SOS Médecin, la mater’ (Qui répondait pas, pratique), ma mère, ma tante sage-femme, sa sœur sage-femme, la planète entière. Il osait rien dire mais je savais ce qu’il pensait : « Peut-on faire un déni de grossesse soudain à 9 mois, un thread (Indice : la réponse est oui) ».
Chaque interlocuteur me posait les mêmes questions : la fréquence, la durée, l’intensité et si j’avais perdues les eaux.

"He can't be back!"
Lachesis accouchant, une allégorie
Du coup imaginez-moi, descendue sur le canapé, déclarant entre deux contractions (de plus en plus rapprochées et fortes) à qui veut l’entendre que je suis pas du tout en train d’accoucher. Expliquant posément (non) que « j’ai même pas perdu les eaux et il me reste deux semaines », avec une expression évoquant vaguement un « allons, soyons raisonnables » sur le visage.
Bien entendu, absolument tout le monde me disait que je devais aller à la maternité et ce même si c’était une fausse alerte en fait.
C’est ma maman qui m’a convaincue d’aller à l’hôpital, elle a pris les rênes au travers du téléphone pendant que le fiancé vomissait d’angoisse face à mon incompétence flagrante.

Au début, je voulais faire 45 minutes de trajet dans le premier tram. Pour pas avoir à payer l’ambulance et parce que je trouvais que tout le monde paniquait pour rien, c’était ridicule tout ça, hein, oh !
Je commençais à tellement stresser que je rigolais devant la bêtise ambiante tout en pleurant parce que Subconscient-chan était en train de me combo le déni dans le plus grand des calmes.
Le fiancé a finalement appelée une ambulance parce que ma Môman m’a fait les gros yeux au téléphone.

Je voulais aller faire du lèche-vitrines moi...
En bas le tweet avant d’arriver à la mater. En haut, deux minutes après l’arrivée à la mater.
Ainsi, les ambulanciers sont arrivés rapidement, deux messieurs très gentils. Ils comprenaient pas mon manque de panique apparent. A l’intérieur, c’était le chaos soyons honnêtes (c’est à peu près au niveau de mon hypophyse que Nolan a tourné Dunkerque). Mais dans les faits, je paraissais particulièrement chill. J’ai même tenu à descendre seule les escaliers hyper dangereux qui mènent à ma porte d’entrée, le fiancé était verdâtre.
Nous sommes donc partis pour l’hôpital, alors qu’on n’avait même pas reçu tout ce dont on avait besoin pour le sac de la maternité

Sur le chemin, on a papoté, le fiancé a cru décéder quand l’ambulance a calé et moi j’ai commencé petit à petit à réaliser que, décidément, elles s’arrêtaient pas ces contractions « d’entrainement ».


Et voici la fin du premier épisode !
A venir : mon attente de la péridurale, des sages-femmes en or et un retournement de situation totalement inattendu !

A très bientôt pour l’épisode deux et n’hésitez pas à commenter au sujet de ma bêtise, de vos propres expériences, de mes éventuelles fautes et de l’énervement causé par Fudge dans le livre 5.

Bisous tout plein !

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