Les Malheurs de Sophie

Mon but dans la vie étant de faire de ce blog un monceau de WTF à l’image de ma cervelle, j’ai décidé de vous parler d’anime mais non en fait.
Vous vous en souvenez peut-être, Les Malheurs de Sophie, c’est ce dessin animé qui passait sur France 3 en 1998. C’est une production française adaptée par Bernard Deyriès de la trilogie de la Comtesse de Ségur : Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles Modèles, Les Vacances. Voilà voilà, je vais vous faire un article sur tout ce qu’il y a de moins japonisant, aimez-moi.

Cet article se divisera en quatre parties.
La première donnera un court synopsis de cette série et en fera l’apologie et la critique sans spoil pour vous donner envie de voir la série puis de lire les livres, pourquoi pas ?
La seconde, ce sera du lulz. J’ai décidé de partir dans mon délire et de démontrer à grands renforts de calembours et de mauvaise foi en quoi les personnages des Malheurs de Sophie sont les dignes ancêtres des personnages de nos animes « tranche-de-vie » actuels. J’essaierai de spoiler le moins possible.
La troisième partie, ce sera du full-spoil-ta-race-ça-déchire-yo-moma-so-fat-she-has-to-wear-large-clothes. Je donnerai mon avis détaillé sur la série en commentant les libertés que les scénaristes ont prises avec les deux premiers romans de la Comtesse de Ségur (n’ayant pas le troisième chez moi, malheureusement, je préfère ne pas m’avancer en ce qui le concerne).
La quatrième partie, ce sera mon avis sur la morale et l’obsession de perfection et de pureté de la Comtesse; faisant aussi un parallèle idiot mais argumenté avec force conviction entre cette morale et la recherche de pureté, chasteté, perfection dans les moeblobs actuels et chez les Idols.

Pour que la navigation vous soit plus aisée, je marquerai les parties, ne vous inquiétez pas, vous ne risquez pas de vous spoiler comme des sales.

Partie 1 : Synopsis et avis rapide

Les Malheurs de Sophie, c’est un plot très simple : A une époque qui ressemble fort au XIXème siècle, Sophie de Réan vit avec sa mère, son cousin Paul d’Aubert et leurs domestiques au château de Réan, en Normandie. C’est une enfant turbulente, pleine d’imagination et toujours prête à faire des bêtises, aidée de son cousin et de ses amies Camille et Madeleine de Fleurville.
Vous voyez à présent où je voulais en venir dans l’introduction lorsque j’évoquais les « ancêtres des personnages d’animes tranche-de-vie ». Ne vous inquiétez pas, cet anime n’est pas aussi vide de scénario que pourrait l’être une saison de K-On.

Chaque épisode au début suit un schéma simple : Tout va bien au château de Réan jusqu’à ce que Sophie ait l’idée de faire une bêtise. Elle s’exécute, souvent prévenue par son cousin Paul qu’elle devrait éviter (Il est la « voix de la sagesse » qui pourtant finit presque à chaque fois par la suivre parce que faire des bêtises c’est rigolo quand même). Elle s’amuse bien jusqu’à se qu’elle se rende compte que ça a provoqué une catastrophe. Puis sa mère la prend sur le fait, elle est punie et apprend une nouvelle leçon de morale.
Ce schéma répétitif pourrait vous ennuyer seulement les personnages sont attachants et il est agréable de les voir évoluer. Ensuite, cet état figé finit très vite par être bousculé quand Sophie commence à grandir.
La série sait être drôle, la mise en scène retransmet bien l’émerveillement de ces enfants face à la vie (Au début, Sophie a trois ans et Camille huit si je ne m’abuse); elle sait aussi émouvoir, donner les larmes aux yeux.
D’un point de vue purement technique, les décors sont beaux et l’animation s’en tire très bien malgré quelques ratés; la musique sait accompagner les ambiances en douceur. Bref, Bernard Deyriès et son équipe s’en sortent avec les honneurs.

En ce qui concerne les points négatifs, je dirais… Que j’ai du mal à en voir qui ne vous spoileraient pas. Les petits défauts d’animation se font sentir de temps en temps. Je pourrais dire que le personnage de Sophie m’agace vraiment parfois aussi. Pour la suite, rendez-vous plus tard !

Partie 2 : Les personnages

Sophie, l'héroïne de la série

Sophie, l’héroïne de la série

Sophie, c’est l’héroïne énergique, un peu agaçante mais que tout le monde aime bien quand même. Oui, même quand elle nous attire des ennuis on l’aime bien.
Elle aura toujours la bonne idée qui vous vaudra à coup sûr des ennuis.
Dans le vocabulaire japonisant, c’est une fille « genki ».
Si vous la compariez à Haruhi (Suzumiya Haruhi no Yuutsu), vous auriez à la fois tort et raison. « Pourquoi suivons-nous toujours les idées de Sophie ? » ben oui, pourquoi les autres la suivent-ils toujours alors que ça finit mal ? Tout simplement parce que c’est Sophie. Comme Haruhi, elle est colérique, ne supporte pas de ne pas avoir le dernier mot avec Paul et peut être une peste mais finira par nous redonner le sourire.
Le point qui vous donne tort cependant et qui est très important chez elle, c’est qu’elle admet quand elle a eu tort, s’excuse, apprend de ses leçons de morales. Au final, elle est plus humaine que Haruhi (mais que je suis drôle).

Paul d'Aubert, le cousin et confident de Sophie

Paul d’Aubert, le cousin et confident de Sophie

Voici Paul ! Si on devait le comparer à un personnage, ce serait Nodoka Manabe dans K-On.
C’est le personnage calme, posé, mature qui a à supporter cette amie qui n’en fait qu’à sa tête sans se soucier des conséquences. Il répare ses erreurs, conseille. On pourrait se demander comment il fait pour rester fidèle à Sophie qui rouspète à longueur de journée, le frappe, le griffe.
Seulement, la réponse est évidente : il l’aime comme sa sœur. Et puis, elle le fait rire et il se passe toujours quelque chose d’intéressant quand on reste près de Sophie ! Au final, pour vraiment correspondre au cliché animesque, il ne lui manque qu’une paire de lunettes.
Comme Sophie, il a tout de même un côté humain qui le détache de ce cliché. Parce que lui aussi fait des bêtises ! Il taquine souvent Sophie, la poussant à bout et si il prévient Sophie, il ne l’empêche jamais vraiment de faire des sottises. Ce côté taquin et suiveur le rend plus réaliste, comme beaucoup des personnages.

Camille et Madeleine de Fleurville

Camille et Madeleine de Fleurville

Je les met ensemble parce qu’elles ont les même caractéristiques à peu de choses prêt.
Nous avons ici un merveilleux duo « d’Onee-chan ».
Camille, à gauche, est l’Onee-chan calme et tranquille. Toujours de bon conseil, elle est posée et réservée. Elle peut avoir l’air un peu froide parfois.
Madeleine, même si elle reste raisonnable, est la première des deux à suivre Sophie dans ses idioties. C’est la grande sœur chaleureuse et tendre. Elle est plus rieuse aussi.
A elles deux, elles incarnent Tomoe Mami (Maho Shoujo Madoka Magica), pour résumer.
Il est certain que Sophie les admire. Elle voudrait être aussi sage qu’elles deux, avoir d’aussi beaux cheveux que Camille, écrire aussi bien que Madeleine, ce sont ses modèles même si, sans s’en rendre compte, c’est elle qui a le dessus !
J’ai beau y réfléchir, je ne leur trouve pas de réel défaut. C’est totalement sur ces deux personnages que repose l’idéal de perfection de la Comtesse de Ségur mais nous y reviendrons plus tard. Peut-être que c’est justement là que le bat blesse d’ailleurs : La perfection ça ennuie un peu, même si moi je les trouve reposantes et agréables.

Marguerite

Marguerite de Rosebourg

Et laissez-moi vous présenter notre « tsundere » ! Elle tsuntsun Sophie tout le temps ! Elle saisira toujours une occasion de rappeler à Sophie qu’elle est loin d’être aussi parfaite qu’elle le voudrait. Elle la traite d’idiote, de méchante, d’égoïste.
Ce n’est pas la méthode « tsunderesque » la plus répendue d’après TV-tropes (J’ai des sources de qualité, ahem) mais ce n’est pas pour autant que ce n’en est pas une.
On pourrait la classer chez les tsundere de Type-B. En effet, la majorité du temps, elle est douce et affectueuse. C’est une enfant sage qui apprend beaucoup de Camille et Madeleine. Il n’y a qu’avec Sophie -et plus tard Léon- qu’elle laissera exploser son tsuntsun side. Messieurs qui aimez les loli pestes vous serez donc servis.
Heureusement, elle ne se limite pas à ces instants de vilénie. Si elle tsuntsun Sophie, elle sait demander pardon et se réconcilier avec elle. De plus, ses piques seront presque toujours justifiées. Presque. Pour pousser le vice, on pourrait dire qu’elle a aussi, avec Camille et Madeleine, de forts penchants « Imouto ». C’est la petite sœur qui admire son aîné et tente à tout prix de lui ressembler tout en faisant des bêtises.
Je n’ai pas en tête d’exemple de personnage qui pourrait lui convenir, suggérez-en en commentaire !

Je ne vais pas m’étaler autant sur les autres personnages. Sachez en tout cas que nous avons de la MILF, du parent tellement absent qu’il en devient imaginaire, du froussard mixé avec un Ouji-sama (si, si, je vous assure comme les Oujo-sama mais en mec), de l’ijime. Bref, énormément d’éléments qui font de cette série un anime mais pas que.
Le principal facteur  qui l’en détache étant que les personnages ne sont pas cantonnés à leur cliché et c’est tant mieux ! De plus, contrairement à beaucoup d’animes, ça ne se passe pas dans un lycée et ça, ça change tout.

Oui, je sors.

Partie 3 : Where shit happens

Vous vous en doutez, c’est là que ça va mal tourner. C’est là que la littéraire en moi va ressortir et vous exploser au visage. Cet article est déjà très long (il faut croire que je suis destinée aux pavasses) donc je ne vais pas vous pondre une copie type partiels de Littérature Classique (non, ce n’est pas du tout parce que j’ai la flemme). Ensemble nous allons faire ressortir quelques éléments clé qui montrent les différences entre les bouquins et l’anime.

Le temps : Les événements ne s’enchaînent pas dans la série comme dans les livres. Par exemple, Camille et Madeleine n’apparaissent pas aussi tôt, l’épisode « Sophie et les animaux » n’est rien d’autre qu’un condensé de divers chapitres mis bout à bout par rapport à leur thème. C’est une différence que je juge minime en cela  qu’elle sert au scénario. L’adaptation est tout à fait réussie justement parce que l’équipe a fait ce choix.

La religion : A part quand un prêtre visite les mourants, elle a tout bonnement disparu de la série animée. Choix à la fois compréhensible et incompréhensible.
On comprend que l’équipe travaillant sur la série ait voulu rester neutre car après tout la France est un pays laïc, on ne prend pas de position, etc. Seulement, l’œuvre toute entière de la Comtesse de Ségur est imprégnée de chrétienté. De plus, dépeindre des personnages chrétiens ne devrait pas poser problème. C’est une fiction, un dessin animé, pourquoi se censurer ? En quoi est-il correct d’avoir peur des avis négatifs parce qu’une petite fille dans une œuvre de fiction fait sa prière du soir ?
J’aimerais vos avis à ce sujet !

La mort : Dans, cet épisode sur les animaux évoqué plus haut, l’écureuil survit, ainsi que le chat et le bouvreuil. Dans le livre, il en va tout autrement. Tous meurent. Sans parler des animaux qui ne sont pas évoqués dans la série : un poulet racé, des petits poissons, une tortue, mais aussi une abeille. L’âne qui apparait plus tard meurt aussi dans les livres mais pas dans la série.
C’est étrange, n’est-ce pas que la mort d’animaux soit passée sous silence ?
Je pense tout simplement que ça vient de mentalités très opposées. Les animaux que Sophie a maltraités, on ne les fait pas mourir. Il ne faut pas que les conséquences de ses actes soient trop graves. Tout simplement parce que c’est une série jeunesse et qu’à notre époque moderne, la cruauté envers les animaux est très mal vue. Sophie aurait été considérée comme un monstre sans cœur et détestée des enfants. Ce qui est tout de même dommage pour une héroïne. A l’époque de la Comtesse de Ségur, même si Sophie est punie, elle n’est pas grondée tant que ça. Faire du mal aux animaux est une faute mais pas impardonnable. Les animaux sont remplaçables après tout.
Est-ce pour autant dénaturer l’œuvre ? Non. C’est s’adapter à son public, à son époque. Un travail au combien difficile pour ces livres-ci. Non pas en raison de la densité du récit mais en raison de sa forme.
J’ai appelé ces livres des romans. C’est en effet ainsi qu’ils sont présentés par les éditeurs. Seulement, ils sont plutôt un mélange entre nouvelle, conte et pièce de théâtre. Pas si simple de passer au format télévisuel ! La Comtesse de Ségur n’était pas vraiment régulière dans sa présentation du récit. Même la concordance des temps ne lui semblait qu’un détail mineur. Mais je vire au hors sujet.

Le boucher Hurel : Dans la série animée, Élisa, la bonne de Camille et Madeleine, finit par épouser le boucher qui a sauvé Sophie et Marguerite, perdues dans la forêt. Il est veuf et a trois filles. Dans les livres, il n’est pas veuf et meurt noyé après un accident de cheval, Mme de Fleurville entretient sa veuve en remerciement pour les vies des petites qu’il avait sauvées.
Cette censure-ci ne trouve pas de réelle justification autre que « série jeunesse ». Il y a déjà beaucoup de morts dans cette histoire, l’équipe de la série semble n’avoir pas voulu en ajouter. Seulement… Pourquoi ajouter une histoire d’amour qui n’apporte rien au tout ? Mais c’est bien plus pardonnable que les parents de Paul je trouve…

Paul : Ou plutôt sa relation avec ses parents. Dans la série animée, Paul est un enfant abandonné par ses parents qui passent leur temps dans les bals et soirées et le laissent à garder à la mère de Sophie, sa mère dit de lui qu’il est dans ses pattes et ne lui donne que peu d’affection. Dans les livres, par contre, il vit tout simplement près de chez Sophie et donc ses parents passent souvent à Réan.
C’est le seul vrai reproche que j’aurais à faire à Bernard Deyriès et son équipe. Ce choix n’a, semble-t-il, été fait que pour apporter du pathétique à la situation de Paul qui n’en avait pas réellement besoin. Pourquoi en avoir fait un enfant martyr, pour justifier le fait qu’il n’ait pas suivi ses parents sur la barque où ils sont morts durant le naufrage ? Dans le livre, il est simplement dit qu’il reste près du Capitaine parce qu’il avait confiance en lui durant l’horreur du naufrage, ce qui est naturel. J’ai vraiment du mal à comprendre qu’on en ait fait un enfant encore plus malheureux alors qu’après tout, vivre des années loin des siens sur une île sauvage avec les indiens, ce n’est pas de tout repos.

Jacques : Il y a aussi une autre chose notable : le fait que normalement, Camille et Madeleine n’ont pas deux cousins mais trois. Le troisième est Jacques et il disparait totalement de l’histoire. D’après Wikipédia (information à prendre avec des pincettes donc), beaucoup de ses « scènes » ont été reprises par Marguerite dans la série. N’ayant pas lu ce livre depuis mon plus jeune âge, je signale donc et ne juge pas. Même si cela m’étonne qu’un des personnages principaux du troisième tome ait tout bonnement disparu.

Si vous avez remarqué d’autres différences, notamment avec le tome trois, n’hésitez pas à le signaler en commentaire !

Partie 4 : La pureté

Ce passage est encore plus subjectif que le reste de l’article et je vous invite à me signaler si vous n’êtes pas d’accord !

Camille et Madeleine.
Voilà, on pourrait considérer que j’ai fini cette partie, mais n’ayez pas trop d’espoirs, je ne vous laisserai pas vous en tirer à si bon compte !
La Comtesse de Ségur s’est inspirée de ses deux nièces pour ces personnages, espérons qu’elles n’étaient pas comme ça dans la réalité.
Le but de ces romans était évidemment moralisateur. Chaque chapitre devait donner une leçon aux enfants. Des leçon bonnes en soi : Être honnête, obéir à ses parents, être poli, être charitable, être miséricordieux, être bon chrétien (Bon, ok, pour la dernière cela dépend de vous croyances). Mais ! Mais ces leçons impliquent tout simplement aux enfants de devenir des zombies sans volonté et totalement lisses, totalement creux. Sans défaut, sommes-nous encore humains ?
Bref, la Comtesse a donc fait de ces deux personnages les modèles à suivre. Ces petites filles sont censées être l’idéal à atteindre.

Je ne trouve rien de plus angoissant que de chercher à tout prix la perfection, à être immaculé. Ces personnages sont frustrants au possible. Parfois, il faut crier, il faut se disputer. Quand Sophie vous donne un coup de poing, il faut le lui rendre ! Bien sûr qu’il faut se réconcilier ensuite seulement la Comtesse de Ségur a dépeint des être inhumains et d’autres dont le seul but dans la vie est d’avoir le moins d’émotions possible.

C’est un peu comme ce délire sur les Idols au Japon et les moelobs. Des filles pures, chastes, des femmes idéales et intouchables, qui n’ont pas le droit de vivre réellement pour atteindre l’illumination. Tout ces hommes qui demandent aux femmes d’être des poupées de porcelaine angéliques pour satisfaire leur idéal est à la fois comique est un peu inconcevable.
Je ne sais pas vous mais moi cela m’effraie un peu cette idée que pour être heureux il ne faut avoir aucun défaut; que pour être un enfant équilibré il ne faut jamais désobéir, qu’il faut être le plus lisse possible.
Bien entendu, chercher à être honnête et aimable avec les autres est une évidence mais refuser toute possibilité de folie c’est à mon avis se priver d’une grande partie de ce qu’offre la vie.
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Je n’irai pas plus loin cette fois, je préfère continuer la quatrième partie en discussion commentaire, je tournerais trop en rond sinon.
Cet article est extrêmement long, ça m’étonne parce qu’en fait je n’ai même pas tout exprimé concernant ces ouvrages et cette série. Il me faudrait bien plus longtemps et des jours et des jours de recherches pour au final être barbante. D’autant qu’un article sur cette série, ce n’est pas vraiment ce que le lecteur recherche, hein ?
Comment ça je viens quand même d’en faire un ?
Ce n’est pas grave, je préfère écrire sur ce qui me plait !

Merci d’avoir pris la peine de lire ces plus de 3000 mots

7 réflexions au sujet de « Les Malheurs de Sophie »

  1. Il n’était pas si long que ça, ton article.
    En tout cas, je trouve ton sujet (le DA des Malheurs de Sophie et plus largement l’œuvre de la Comtesse de Ségur) original. Et ça m’a fait rudement plaisir parce que j’ai eu ma période au collège où je me suis enfilé le DA puis les romans.
    Par contre, je ne suis pas d’accord avec toi sur un point : le DA me pique les yeux ! ;A;
    Sinon, pour l’anecdote : ma mère m’a appelée Camille entre autres parce qu’elle est une petite fille parfaite dans les romans de la Comtesse de Ségur. Ça m’apparaît encore plus glauque après avoir lu la partie de ton billet sur la pureté !

    • Haha, mais non, assume ton prénom ! En étant pas une petite fille parfaite comme Camille, tu lui apportes de la profondeur, de l’humanité et l’améliore.
      En me remettant en contexte, je trouve le DA vraiment bien fichu et l’animation est parfois de meilleur niveau que certaines productions françaises actuelles.

  2. Le parallèle avec les moeblobs est simple : Comme les Idols, ces personnages sont censé incarner une vision parfaite de la femme, préfabriquée par la société pour satisfaire les désirs du public. Même leurs « défauts » sont étudiés pour être présents en quantité acceptable.

  3. Coucou!!
    Je me souviens de ce dessin animé. C’était le matin, ou le soir, je sais plus! En tout cas, ça date!
    Par contre, je ne sais pas si je peux vraiment me permettre de dire quoique ce soit sur la série, vu que je n’ai jamais lu les livres (la faute à ma paresse intellectuel). Mais plus une interprétation de ton analyse. A l’époque de la Comtesse De Ségur, c’était là l’idéal de l’enfant modèle et de la femme bien éduquer, on leur demandé d’être parfait. Heureusement, cette façon de penser est révolu en France. Mais continue encore dans d’autre lieu du monde.
    D’ailleurs, ta « comparaison » (je sais pas si je peux utiliser ce terme dans ce cas-là) avec l’animation japonaise est très bien trouvée.

    • Merci ! Je me suis rendu compte qu’en effet cet idéal était toujours d’actualité pour certains au Japon et c’est ce qui m’a donné envie d’écrire à ce sujet.
      Je me rend bien compte qu’en contexte, à l’époque où vivait la Comtesse, cette vision des choses était logique, simplement je trouve quand même que c’est une période noire pour l’Enfance XD Et détrompe-toi ! l’Enfant Modèle ça vaut aussi pour les garçons, même si de Ségur est assez à part à ce sujet, les garçons avaient en général plus de libertés.
      Pour l’animation japonaise, je dirais qu’elle est un peu hypocrite et facile parce qu’à bien y regarder, ces personnages « canons » sont présents partout et à toute époque ou presque, même s’ils forcent vachement le trait les japs :p

      • Hypocrites, mais bien trouvé. J’y aurais jamais pensée personnellement. Mais ce sont les caractères qu’on rencontre le plus souvent dans un groupe.
        Et la Comtesse écrivait pour les petites filles donc j’ai squeezé involontairement les garçons! XD Mais c’est vrai que les garçons n’y échappaient pas non plus à ce modèle.
        Surtout que la période de l’enfance, c’est la période des grandes découvertes, des bêtises en tout genre….
        Et faire cette transposition avec le sort des idols montre bien que certaines sociétés n’ont pas véritablement évolué. Le Japon a eu un énorme boum économique après la guerre. Mais niveau culturel, y a eu quoi de changer? (si on compte pas les nouvelles générations)
        Désolée, c’est un peu fouillis mais j’ai du mal à exprimer le fond de ma pensée clairement! X3

        • Comme toutes les sociétés, leur culture a changé oui, elle a juste pris un chemin différent du notre !
          Je préfère prendre ça au rire et ne pas non plus trop fustiger quelque chose que je ne connais pas assez. Ça me révolte mais bon :3

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