*Insérer ici un titre cool en anglais*

Encore peu de gens le savent au sein de la « communauté » dans laquelle je traine mais, par le passé, j’ai eu des périodes de dépression violente et je me suis laissée aller. J’ai même été ce que l’on pourrait qualifier de « gothique ». 3615 Ma Vie très intéressant s’il en est quand on sait que je suis quand même totalement l’inverse aujourd’hui.

Je me suis donc surprise à imaginer quelle aurait été ma vie aujourd’hui si je n’avais pas eu l’outil internet. Science Fiction pour certains, certes, mais c’est possible.

Oublions le fait que je me serais très probablement suicidée =^w^= Et c’est parti pour un article 100% masturbatoire.

Premièrement, cette période s’est étendue de la 4ème à la 3ème et une partie de la seconde. J’ai commencé à me tourner vers le net en fin de 4ème, discuter sans contraintes de mes passions, échanger, découvrir, sans le regard des autres, sans la pression parentale, sans que l’on me parle de mon Q.I. toutes les cinq minutes m’a aidée à réguler le flot de mes pensées et à ne pas foirer volontairement le collège. Sans le net, j’aurais fait en sorte de passer tout juste dans les classes supérieures. Je n’aurais pas été au lycée Thiers mais dans un lycée Z.E.P. plein de weshs…

Ainsi, au lycée, je n’aurais pas connu la personne qui était sur le même forum que moi. Cette personne ne m’aurait pas présenté tout mes amis IRL (qui sont devenus des amis IRC maintenant mais passons), ces même amis ne m’auraient pas orientée vers les Ateliers des Beaux Arts. Je n’aurais donc jamais croisé de prof fabuleux qui un jour m’a dit « Au lieu de te taillader les cuisses, taillades-moi donc un peu cette toile ». La première personne m’ayant fait fumer des substances illicites ayant étudié dans le lycée Z.E.P., j’aurais été avec elle. J’aurais donc continué de la fréquenter et surement de fumer de la vilaine herbe. Je serais donc devenue une droguée qui adepte de la scarification.

Ensuite, je n’aurais pas connu la prof de français qui s’est exclamé un jour : « Dis tu as fait du théâtre petite non ? J’aime ton regard. On monte Phèdre, ça te dit ? » Du coup, je n’aurais pas pris conscience d’à quel point mon corps s’exprime déjà bien assez seul sans avoir besoin de tout ces artifices Goth’-so-D4rkness-hihi. Je n’aurais pas appris à m’exprimer. Je serais restée attifée comme Cruella, handicapée des mots, fumant et me tailladant.

Puis je n’aurais pas discuté un jour avec un mec par internet tout à fait charmant qui trouvait mes poèmes « agréables mais quelque peu pédants ». De fil en aiguille, on n’en serait pas venus à se rencontrer puis à se lier d’amitié. Il ne m’aurait pas conseillé dans une librairie tout plein de livres qui m’ont poussée à vivre encore un peu jusqu’à aujourd’hui. Je serais restée suicidaire, attifée comme Cruella, handicapée des mots, fumant et me tailladant.

Je n’aurais pas perdu un pari sur le net avec des gens d’un forum et du coup postulé pour le journal du lycée Thiers… Enfin, du lycée de Z.E.P. du coup. Dernière étape de ma vraie vie qui m’a poussée à parler aussi bien IRL qu’IRC. Je serais restée enfermer dans ma coquille, mes seuls contacts auraient été des drogués. Je serais restée associale, suicidaire, attifée comme Cruella, handicapée des mots, fumant et me tailladant.

Puis du coup, je n’aurais pas eu mes merveilleux profs, j’aurais foiré mon BAC, probablement (vu que j’en aurais eu rien à foutre). Je serais pas allée à Paris. Je ne me serais pas retrouvée à Nantes aujourd’hui. Je serais surement devenue une Punk-à-chien vu comment je connais la « moi » de l’époque et comment même la « moi » d’aujourd’hui est tentée de fuguer dès qu’elle côtoie mon père plus de deux jours… Mais aucune chance que j’aie un chien. OK, je serais devenue Punk-à-rat. Une Punk-à-rat dépressive, suicidaire, qui se scarifie, qui se drogue…

Sympa comme tableau. Ou alors, vu que j’aurais fréquenté plus ou moins des wesh drogués, j’aurais surement rencontré d’autres drogués. Peut être des drogués goth’ qui m’auraient « acceptée » dans leur cercle ? Du coup j’aurais juste été une délinquante tout le temps dehors… Ouais, une Punk-à-rat mais qui peut prendre des douches.

Hahahahaha… Bon, c’est caricatural et vraiment débile. J’ai forci le trait volontairement. Je pense en fait que grâce aux livres que j’aurais moi-même achetés, j’aurais mieux tourné que ça… Mais c’était drôle d’imaginer ma déchéance… Il doit me rester un brin de masochisme.

Et vous, que seriez-vous devenus sans le internet ?

8 réflexions au sujet de « *Insérer ici un titre cool en anglais* »

  1. Sans internet ?
    La perspective de cette vie sans internet ne me trouble pas. Je n’ai pas l’impression qu’une part importante de ma vie en lié au net.
    Ce n’est pas tellement mesurable pour moi, je m’imagine juste que j’aurais poursuivit ma vie dans mon petit patelin de banlieue, je serais peut-être restée plus attachée à des potes IRLs faute de mieux. Mais ma vie sociale étant pas top, mais relativement satisfaisante du fait que j’ai rencontré au lycée 2 amies très importante. Mais je ne pense pas que ça m’aurait radicalement changé. Ma curiosité, je l’aurais peut être déversé autre part, en d’autre moyen… Après tout, je traînai souvent dans le bibliothèque et parfois dans les musées quand je ne n’utilisais pas souvent internet. Aussi loin que je me souvienne, j’ai fait quelques rencontres URL importantes, des personnes auxquels j’ai beaucoup tenu, mais que j’ai fini par perdre de vue. Des communautés dans lesquelles j’avais trouvé ma place. Mais je n’ai pas contrairement à la plupart d’entre-vous entrenu des liens sur de longue periode avec des URL. J’ai bien rencontré par la suite quelques personnes IRL mais ce n’était qu’anecdotique…

  2. Pour etre tres franc, sans internet, je serais ou mort, ou fou a lier. Ayant passé un an et demi quasiment sans contact avec le monde exterieur, j’étais persuadé que je ne servais a rien, et certaines personnes m’ont bien aidé a pensé cela et que, mort ou vivant, rien n’allait changer, j’étais d’une manière déja morte.

    Puis, un jour, j’en ai eu marre de passer pour l’imbécile de service, tout juste bon a faire la gueule sans arret a regarder mes pieds. Je me suis pris un ordi, non sans m’attirer des foudres, et la, je retrouve gout a la vie, et plus incroyable quand on sait par ou je suis passé: j’ai eu a nouveau une vie sociale et je suis sorti plus souvent. Je me suis aussi souvenu d’un mec qui avait fait un forum tout vert…Aujourd’hui, c’est a nouveau un ami et je suis entré dans son association, ou a chaque fois, j’ai été présent.

    Bien sur, parfois, ca m’a attiré des ennuis, mais c’est comme tout, il faut savoir se maitriser. Et aussi avoir son petit coin. Alors j’ai fait un blog, qui marce mieux que je ne l’esperais. Et je découvre ou redécouvre des animes, des JV, j’ai pu suivre plus assidument mon autre passion qu’est le sport automobile, tout en me recultivant, en parlant de choses sérieuses, ou entretenir ou commencer des amitiés, faire de belles rencontres. Comme avec toi, par exemple. :3

    Je le pense vraiment: L’Internet et la communauté « gotaku » m’ont vraiment sauvé la vie. Je ne sais pas ce qui se serait passé si je n’avais pas acheté ce netbook qui m’accompagne partout. J’ai non seulement rédecouvert mes passions et ma liberté, et j’ai aussi ré-appris a aimer les gens et a voir plus clair en eux, a prendre davantage confiance. Mais aussi a me battre pour de grandes causes, a mon échelle, mais surtout me battre pour moi-même, comme en ce moment.

    Je suis comme un diésel: je suis un peu lent a démarrer, mais une fois qu’on a trouvé comment démarrer la machine, on ne m’arrete plus. Je te dois, la aussi, une fière chandelle, mon amie. ;)

    Promis, je ferais pas de bétises. On se retrouve a la prochaine réunion des enfulés anonymes~

  3. Hola. Sans internet… Je n’aurais pas découvert les forums RPG, qui m’ont poussées à écrire, à m’exprimer et à évoluer. Je n’aurais pas fréquenté de forum de dessin qui m’ont aidé à progressé. Je n’aurais pas rencontré ma copine sur un forum RPG. Je n’aurais pas fuit chez elle à 20 ans pour me reconstruire une vie. Et ne vivrait pas avec elle depuis 6 ans. Je n’aurais pas muri avec des ptits jobs, pas fait l’école d’AS, pas bossé en réanimation, et je ne serais certainement pas en reconversion informatique aujourd’hui.
    En donc, je serais restée avec ma bande de pote qui fument et qui boivent sans rien faire de concret et ne sont adeptes que de la connerie, et je n’aurais pas évolué pour être « moi même ». J’aurai continué à les suivre parce que je n’arrivais pas à m’exprimer par moi même et j’aurais continué à être une petite chose piteuse.
    Ah ah j’arrête d’imaginer parce que ça serait vraiment une dimension parallèle affreuse 8D;;

  4. Étant plus âgé, j’ai déjà la réponse à cette question, vu que je n’ai eu un premier accès à Internet qu’en 2e année de fac et que je ne l’ai utilisé à plein qu’après mes études.
    Internet n’a donc joué aucun rôle dans la construction de ma vie.
    Contrairement à toi, je n’avais pas de mauvaises fréquentations, mais avec le recul, ce que cela aurait changé, c’est que j’aurais eu une vie sociale digne de ce nom si j’avais eu internet à cette époque.
    Si je n’avais pas sympathisé avant sur le net avec des gens depuis, je n’aurais jamais osé mettre les pieds dans une convention.
    Ce qui fait que j’ai connu ça beaucoup trop tard.
    L’avantage, c’est que je suis beaucoup moins blasé que la plupart des gotakus de mon âge qui écument les conventions depuis 15 ans…

    • Oh je ne proclame pas qu’on ne peut vivre sans le net XD Simplement que MOI, ça m’a aidée. Et quelques autres personnes. Et mes mauvaise fréquentations ont failli gâcher ma vie D:

  5. Internet est un outil de communication très puissant, mais à double tranchant.
    C’est comme le monde Internet, il y a les bons et les mauvais côtés. Ce n’est ni tout blanc ni tout noir.
    Je pense que tu as beaucoup grossi les traits, il y a tellement de choses possibles… Internet t’a aidé à avoir un avenir radieux. : )
    Internet… intensifie les choses, car la communication s’y fait très rapidement et il y a beaucoup de données. Comme le monde, mais en plus intense. C’est un peu comme un catalyseur.
    Sans Internet, ma vie… aurait été moins intense, j’aurais vu et sû bien moins de choses. D’un côté ça aurait été bien parce que toutes les mauvaises choses du net je les aurais jamais connu… mais de l’autre je n’aurais pas connu tous les bons côtés : les gens qui m’ont aidé quand j’en avais le plus besoin, qui m’ont mis des baffes aussi pour que j’avance, toutes les choses qui m’ont fait avancer malgré tout… Internet m’a abîmé parfois mais m’a sauvé aussi.
    Ca s’équilibre. Je ne peux pas savoir ce qu’aurais été ma vie sans Internet. Autre chose, oui… sans doute.
    Mais ce serait triste en fin de compte, car l’effet maintenant est plutôt positif : grâce à Internet, j’ai découvert plein de choses que j’aime, de l’art ! Des gens sympa ! De l’espoir… Toutes ces bonnes choses sont des petits trésors.
    Et je ne les échangerais pour rien au monde.

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